Comment gérer son élevage de canards pendant la canicule ?

Comment gérer son élevage de canards pendant la canicule ?

Comment gérer son élevage de canards pendant la canicule ?

Si l’été, les fortes chaleurs représentent un risque sanitaire pour l’homme, les animaux, dont les canards de Barbarie et Pékin, ne sont pas non plus épargnés. En effet, les élevages peuvent être fragilisés par les températures intenses des mois de juin, juillet et août. N’attendez pas les premiers rayons du soleil du printemps pour préparer votre bâtiment. Depuis quelques années, c’est à partir du mois de juin que la canicule peut s’installer sur l’hexagone.

Le stress thermique des canards

Les canards de Barbarie et les pékins ont quelques différences bien notables. Par exemple, quand l’un résiste mieux aux fortes chaleurs, l’autre a plus de mal à s’acclimater. En effet, les canards pékins ont des origines d’Europe du Nord et rencontrent des difficultés dès lors que les températures dépassent les 27 degrés.

Quel que soit le type de canard, quand un animal souffre de la chaleur, il a plus de mal à s’alimenter et à s’hydrater. Si l’équilibre électrolytique est altéré, des troubles peuvent se manifester et les risques liés au bon fonctionnement de son métabolisme sont alors plus élevés. Par exemple, le dérèglement de leur appareil génital ne leur permet plus de pondre correctement. On peut observer des baisses de ponte, des malformations des œufs ou bien même un arrêt total de ponte. Dans le pire des cas, la mortalité peut toucher les élevages.

Canicule : anticiper la chaleur pour faire vivre son élevage de canards

Tout d’abord, hiver comme été, les bâtiments qui accueillent les canards, doivent être nettoyés, lavés et désinfectés. La vérification de la qualité de l’eau et des canalisations est une étape indispensable à la bonne santé des oiseaux. L’eau doit être d’autant plus contrôlée pendant la période estivale.

C’est à partir du mois de mai que l’on conseille aux éleveurs de préparer leur élevage et leur bâtiment à l’arrivée des vagues de chaleur. Des applications telle que ThermoTool, développée par CCPA, permettent aux éleveurs d’évaluer le niveau de stress thermique et hygrométrique de leurs animaux et d’anticiper les pics de chaleur pour intervenir en adaptant leurs pratiques. Par exemple, il est conseillé de décaler les repas aux heures les moins chaudes (tôt le matin et tard le soir), afin d’optimiser la prise de nourriture. Certains compléments alimentaires sont aussi adaptés aux périodes estivales pour augmenter l’appétence, qui se voit naturellement diminuée.

Quelques équipements sont ensuite indispensables pour parer aux désagréments des températures élevées de l’été.

La brumisation haute pression est un outil de refroidissement incontournable pour aider les canards à passer le pic de chaleur. La mise en fonction des appareils doit être faite en amont de la montée des températures. Les brasseurs d’air et les turbines sont aussi des compléments de la brumisation. Quand une bonne ventilation est associée au système de refroidissement, le stress thermique des animaux diminue fortement.

Enfin, il est aussi important de vérifier le bon fonctionnement de son système de sécurité. Votre alarme fonctionne-t-elle correctement ? C’est bien elle qui pourra vous alerter en cas de danger parmi les animaux.

Les étés se suivent et se ressemblent de plus en plus… Il est difficile de se prémunir contre les coups de chaleur extrêmes. Profitez de la fraicheur des nuits d’été pour aérer vos bâtiments. 

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Guillaume Vincent / Loïc Fruchet

Responsable Production Barbarie / Responsable Production Mulard et Pékin

Refonte du site internet www.pigeonneau.fr

Refonte du site internet www.pigeonneau.fr

Refonte du site internet www.pigeonneau.fr

Aujourd’hui, chaque structure d’abattage a sa propre ligne de marketing, chaque éleveur-abatteur met en avant son produit et nous l’avons vu avec cette crise, certains n’ont pas manqué d’imagination pour que tout un chacun puisse découvrir le pigeonneau et c’est tant mieux.

Au niveau collectif, je parle de la filière en général, rien n’existe pour permettre de faire de la communication plus globale et cela, principalement par faute de moyens. L’accès à la publicité « grand public » est simplement impossible pour la filière pigeonneau.

Dans les années 2000, la FNPPGC (Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Pigeons de Chair) a participé à la création d’un site Internet (www.pigeonneau.fr) avec une mise en avant du produit pigeonneau mais aussi des modes d’élevage, de son histoire, des recettes, et d’un annuaire, etc…

Après une quinzaine d’années et compte-tenu des évolutions informatiques nombreuses, le site se devait d’évoluer et d’être modernisé. Un site statique n’est plus suffisant, il lui faut être attractif, facile d’accès via nos smartphones, nos tablettes et interconnecté avec les réseaux sociaux. Cette refonte ne pouvait se faire toute seule et sans moyen.

Sous l’égide de l’UREPP (Union Régionale des Eleveurs Professionnels de Pigeons), la région Pays de Loire a été sollicitée dans le cadre de la crise Covid pour participer à ce projet de communication. Nous avons été entendus et une aide a été accordée.

Nous remercions Mme Lydie BERNARD, vice-présidente de la région Ligérienne et chargée de l’agriculture, ainsi que le CRAVI (Comité Régional AVIcole).

Après consultation d’une agence de communication Nantaise, les travaux sur le site internet commenceront début janvier et je pense que pour l’été, il sera opérationnel. Nous solliciterons les abattoirs, les éleveurs-abatteurs, les distributeurs ainsi que les restaurants pour intégrer l’annuaire prévu à cet effet. Il faudra que chaque visiteur, d’où qu’il soit, puisse trouver du pigeonneau après son passage sur le site.

Génétique Canards :  vers de nouveaux critères de sélection ?

Génétique Canards : vers de nouveaux critères de sélection ?

Génétique Canards : vers de nouveaux critères de sélection ?

Comme pour de nombreuses espèces, les programmes de sélection génétique en canard se focalisent historiquement sur les caractères de production comme la croissance, l’efficacité alimentaire, le rendement de pièces nobles ou les performances de ponte. Les progrès réalisés par le passé sur ces caractères sont tels, qu’il devient aujourd’hui de plus en plus difficile de réaliser des gains génétiques annuels substantiels sur ces derniers.

A contrario, les professionnels de la filière palmipède constatent depuis plusieurs années une certaine dégradation de caractères liés au comportement de leurs animaux comme : augmentation de la couvaison, du nervosisme, du picage ou agressivité et battement des ailes pendant la phase d’engraissement.

Ces caractères étaient jusqu’ici volontairement mis de côté par les sélectionneurs car trop difficiles à mesurer de manière objective tout au long de la carrière d’un individu, avec des techniques traditionnelles.  

 En lien direct avec la miniaturisation et la diminution des coûts des composants électroniques, Grimaud Frères Sélection, l’un des acteurs historiques de la Filière, a lancé un programme de recherche innovant sur ces nouvelles attentes.  

L’entreprise a mis en place une technologie de géolocalisation indoor dans ses bâtiments de sélection en canards Barbarie et Pékin.

Chaque sujet est ainsi équipé d’un capteur dit « actif », capable d’émettre un signal radio toutes les 10 secondes pendant plusieurs semaines. Ce signal est ensuite réceptionné par plusieurs antennes disposées dans le bâtiment. La technique de trilatération (« temps de vol » du signal) retrouve la position du capteur dans le parc avec une fiabilité à une trentaine de centimètres près.

La quantité d’informations positionnelles collectées ouvrent des perspectives sans précédent dans l’établissement de nouveaux critères de sélection :

  • La distance parcourue par un sujet quotidiennement
  • Son pourcentage de fréquentation aux mangeoires et aux abreuvoirs
  • Le nombre de « va-et-vient »
  • Le degrés d’interactions avec ses congénères
  • Les accélérations brutales

L’ensemble de ces critères sont dès aujourd’hui intégrés dans les programmes d’évaluation génétiques des lignées Grimaud Frères Sélection. L’objectif est d’établir des liens plus ou moins directs avec les caractères comportementaux que leurs clients souhaitent corriger (agressivité, nervosisme), maintenir (mobilité) ou améliorer (docilité).

Ces innovations en cours montrent que la recherche d’un plus grand confort d’élevage et d’un meilleur bien-être animal modifient les schémas de ce qui est traditionnellement considéré comme de la performance, y compris à l’étage génétique.  

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Guillaume Le Mignon

Responsable Sélection et Recherche Avicole

Comment se préparer au mieux à l’arrivée de canetons dans son élevage ?

Comment se préparer au mieux à l’arrivée de canetons dans son élevage ?

Comment se préparer au mieux à l’arrivée de canetons dans son élevage ?

Le traitement des griffes par infrarouge, un doublé gagnant pour les éleveurs de canards de barbarie.

Tous les éleveurs de canetons sont concernés par le traitement des griffes de leurs canetons. C’est une étape indispensable pour éviter les blessures entre animaux et la détérioration des carcasses, qui provoquent des  déclassements ou des saisies à l’abattoir.

C’est aussi une réponse aux exigences de la loi européenne et aux demandes des ONG.

En effet, si l’éleveur décide de réaliser cette intervention chez lui, il profite souvent de cette opération pour coupler le rappel du vaccin de la parvovirose et le débecquage. Ce cumul d’opérations autour du 15ème jour de vie des canetons, fragilise leur santé et ne favorise pas une bonne assimilation du vaccin. Dès lors, des risques sanitaires sont engagés. De plus, les techniques utilisées par les éleveurs peuvent être traumatisantes, laisser des traces ou pire. 

 

Le bien-être animal et la réduction des risques sanitaires

En confiant le traitement des griffes par infrarouge, les éleveurs pensent tout d’abord au bien-être humain et animal. En effet, cela réduit considérablement le temps de manipulation des animaux, ou cela leur évite tout simplement de rechercher et d’investir dans de la main-d’œuvre pour réaliser cette intervention et les risques sanitaires liés à l’entrée de matériel. Aussi, cette opération réalisée sur des canetons d’un jour à peine, permet d’éliminer de manière définitive (98% de réussite) les griffes des canetons, sans douleur et sans traumatisme. Cette technique de lumière pulsée est non invasive et a l’avantage de ne durer seulement quelques secondes… un doublé gagnant pour une viande de qualité. 

Voyons maintenant comment préparer au mieux son bâtiment, en attendant l’arrivée des canetons.

Découvrez les étapes indispensables à la préparation de l’arrivée de vos canetons dans son élevage ?

En suivant consciencieusement toutes les étapes décrites ici, vous découvrirez comment augmenter les chances de réussite d’avoir un élevage performant.

  1. Un grand nettoyage pour accueillir les canetons

Le nettoyage, c’est la première étape indispensable pour accueillir les futurs canetons dans un environnement sain. Les éleveurs doivent décontaminer leur bâtiment du microbisme du lot précédent.

  1. Une désinfection dans les normes

Après ce grand lavage, les éleveurs doivent passer à l’étape de la désinfection. À l’aide de produits virucides, bactéricides, fongicides, les éleveurs vont éliminer les micro-organismes et les virus indésirables dans leur bâtiment. La dératisation clôture ce processus de désinfection.

  1. Un bâtiment chauffé à 30°

30 degrés, c’est la température demandée pour offrir le confort nécessaire aux canetons fraichement arrivés. Ils ont besoin de cette chaleur pour ne pas subir de choc thermique après les sensations de la couveuse et pour évoluer correctement.

  1. Un équipement sur mesure

Avez-vous compté assez d’abreuvoirs et de mangeoires pour vos canetons ? Sont-ils placés à la bonne hauteur pour que vos canetons puissent s’hydrater et se nourrir correctement ? 1 abreuvoir et 1 mangeoire sont préconisés pour 50 à 100 canetons. Un point de chauffe, généralement un radiant, pour 450 à 500 canetons, est aussi nécessaire, pour reproduire la sensation de chaleur maternelle. Le confort du caneton garantie une viande de qualité.

  1. Une eau de qualité en élevage

Les éleveurs doivent vérifier la potabilité de l’eau en renouvelant des tests chaque année. Une chloration est nécessaire si les résultats bactériologiques ne sont pas satisfaisants. Aussi, étant donné que le bâtiment est maintenu dans une température de 30°, il est important de régulièrement changer l’eau et la nourriture.

  1. Une présence quasi à temps plein les premiers jours.

Les 72 premières heures sont primordiales. Dès l’arrivée des canetons, l’éleveur doit passer le plus de temps possible avec les canetons, afin d’observer leurs habitudes et s’adapter à leurs besoins. Nous recommandons de passer toutes les 2 heures le premier jour et puis d’espacer peu à peu les visites les jours suivants. 

Vous êtes fin prêts à accueillir les canetons. Sachez qu’en utilisant les services de Grimaud, traitement primé Innov Space 2018, un accompagnement technique téléphonique et un guide préparatoire vous garantissent les meilleures conditions pour votre élevage. Ce traitement est aujourd’hui adopté en Allemagne, en Italie, au Canada et aux USA.

Grimaud Frères reçoit un Innov’Space d’Or

Grimaud Frères reçoit un Innov’Space d’Or

Grimaud Frères reçoit un Innov’Space d’Or

A l’occasion des 25 ans du label INNOV’SPACE et célébrer 25 années d’innovation, le Space a souhaité retracer l’évolution du quotidien des éleveurs, et démontrer que le secteur de l’élevage est toujours à l’avant-garde, sans cesse en évolution pour répondre aux attentes des consommateurs. Au total, ce sont 100 innovations qui ont été retenues comme particulièrement marquantes par le jury des Innov’Space, sur un total de 1 253 distinctions remises depuis 1995. Les produits, équipements et services retenus ont été considérés par le jury comme à l’origine d’une évolution des pratiques, précurseurs dans leur domaine, ou ayant eu un tel succès commercial qu’ils ont été largement répandus dans les élevages. 

Parmi les innovations retenues, le Traitement par Infrarouge du Bec de Grimaud Frères pour laquelle l’entreprise a reçu un Innov’Space en 2007.

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