Les phases clés de l’incubation des oeufs de Pékin

Les phases clés de l’incubation des oeufs de Pékin

Les phases clés de l’incubation des oeufs de Pékin

Le canard Pékin est réputé pour sa facilité de conduite d’élevage. Chez Grimaud Frères, les responsables de production s’accordent à dire que la phase de démarrage des animaux est essentielle, puisque les 3 premiers jours de vie des canetons conditionnent le reste de leur croissance et de leur performance. Mais que se passe-t-il avant la phase de démarrage ? Quelles sont les pratiques adoptées par les sélectionneurs pour incuber les œufs et augmenter la viabilité des animaux ? Quelles sont les précautions prises ? Réponses par Stéphane Baudon, Responsable des couvoirs, dans cet article…

 

Mise en incubation

Le temps d’incubation varie d’une espèce à une autre, pour le Pékin la durée est de 28 jours. L’incubateur est la machine qui reproduit de manière mécanique et automatique, les conditions de couvaison de l’œuf et le mouvement de la cane: température à 37,6°, l’hygrométrie 65% et l’inclinaison à 45° sont les standards. Chez Grimaud Frères, nos investissements sont portés sur le matériel et les techniques qui reproduisent les cycles naturels des canes. Il faut une qualité physique et sanitaire d’œufs irréprochables pour garantir un bon développement du système sanguin. En plus des critères cités précédemment, le responsable du couvoir doit apporter une attention particulière à la stabilité de l’incubateur pour obtenir une bonne homogénéité et viabilité des canetons le jour de l’éclosion. Les aspects sanitaires, les flux des œufs et des personnes doivent être parfaitement maitrisés pour garantir une bonne qualité de canetons.

On doit adapter ces pratiques en fonction du matériel et des ressources techniques disponibles et des contraintes climatiques du pays dans lequel les œufs sont incubés.

 

Croissance embryonnaire endothermique

Pendant les 14 premiers jours d’incubation, la gestion de la ventilation et le besoin d’oxygène sont des indicateurs incontournables à contrôler.

À partir du 12ème jour, les œufs sont sortis de l’incubateur et sont placés sous une lumière composée de différentes variations, afin de vérifier leur fécondité. Seuls les œufs fertiles sont gardés, on appelle cette étape, le mirage. Elle n’est pas indispensable mais elle permet de gagner du temps à l’éclosion et de garder seulement les œufs viables.

 

Croissance embryonnaire exothermique

Sur les derniers jours d’incubation, l’arrosage des œufs permet d’évacuer les calories et aide à la déstructuration de la coquille de l’œuf. La qualité de l’eau est une priorité pour obtenir de bons résultats lors de cette opération. Lors de cette phase les besoins en oxygène sont croissant il est important d’amener de plus grande quantité d’air.

La perte de poids va s’effectuer tout au long du cycle, plus la date de l’éclosion approche, plus les œufs perdent de poids. Au total, les œufs vont perdre environ 12% de leur poids par rapport au premier jour d’incubation.

 

L’éclosion

Trois jours avant la fin du cycle de production, les œufs sont placés dans l’éclosoir. Le processus d’éclosion consiste au bêchage des canetons pour sortir de leur coquille et la mise en place de la respiration pulmonaire nécessaire à la vie des animaux en dehors de leur coquille. L’arrosage pratiqué dans la phase précédente est arrêté, et l’observation de l’homogénéité des bêchages et du taux de bêchage est alors au cœur de l’attention.

L’incubation est une étape incontournable entre la ponte des œufs et le démarrage des animaux en élevage. Toutes les précautions sont prises pour assurer une santé et une sécurité sanitaire. Les équipes des couvoirs sont formées à l’utilisation du matériel et conscients de leur rôle dans la réussite des incubations et à la viabilité des animaux.

A chaque étape du processus de sélection à la livraison des canetons, les équipes Grimaud Frères sont à l’œuvre pour assurer une qualité sanitaire irréprochable.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter !

 

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Nutrition canards : qu’est-ce que l'”Early Feeding” ?

Nutrition canards : qu’est-ce que l'”Early Feeding” ?

Nutrition canards : qu’est-ce que l'”Early Feeding” ?

Savez-vous à quoi correspond le concept d’ « Early Feeding » ? Sous ce terme anglais se cache une pratique nutritive précoce adaptée aux volailles, utilisée entre autres pour le canard Pékin par Grimaud Frères.  En quoi consiste précisément l’Early feeding ? Quelles en sont les bénéfices pour les animaux et les éleveurs ? Voici toutes les réponses à vos interrogations.

Le principe d’Early Feeding pourrait se résumer assez simplement, il s’agit de donner à manger et à boire aux canards dès leur sortie de l’œuf. Une pratique qui se rapproche du comportement naturel de toutes les volailles, notamment des canards Pékin, qui sont capables de manger tout de suite après l’éclosion. Même si ces-derniers ont des réserves grâce au jaune de l’œuf et pourraient tenir sans manger jusqu’à quatre jours, nourrir les canards dès la naissance permet de lancer le système digestif le plus tôt possible.

Faciliter la croissance des canetons

De nombreuses études américaines ont démontré qu’en impulsant sans attendre les facultés digestives des canetons, leur croissance était plus rapide. L’Early Feeding est donc une pratique bénéfique qui permet d’atteindre plus vite le bon poids avant l’abattage. Dans le cas des canards Pékin qui sont destinés au marché international, l’Early Feeding a l’avantage de leur donner des réserves plus que suffisantes en nourriture et en eau pour tenir le temps du voyage jusqu’au lieu de l’élevage. Le système digestif des animaux est donc lancé avant la phase de démarrage par les éleveurs, un gain de temps précieux. Evidemment cette technique n’est pas utile si l’éclosion a lieu le matin et que l’après-midi les animaux sont livrés chez l’éleveur où ils pourront être nourris.

Dans l’optique de simplifier la tâche des éleveurs et de leur apporter davantage de confort dans leur travail, l’Early Feeding est une excellente manière de réduire les différences de performance entre les élevages. En fonction des aléas que peuvent survenir sur un élevage et de la technicité des éleveurs, les résultats de production sont susceptibles de différer. Si la phase de démarrage ne se déroule par comme prévue, grâce à l’Early Feeding, le retard de croissance des canards sera fortement diminué.

Comment se déroule l’Early Feeding ?

Après le traitement des poussins, à partir du moment où ils sont mis en caisse dans un couvoir, il est possible de leur donner de l’aliment et du gel composé d’eau et de minéraux pour les réhydrater. Chez Grimaud Frères, les canards Pékin sont nourris tout de suite après l’éclosion et partent seulement le lendemain en direction de leur futur élevage. Si les quantités d’aliments donnés sont très faibles, en revanche ils sont plus couteux. Beaucoup plus concentré qu’un aliment de démarrage, l’aliment pour l’Early Feeding contient plus d’énergie, de protéines et de matières grasses.

 

 

« Dans notre métier de sélection nous avons une exigence supérieure sur la biosécurité ainsi que sur la qualité des aliments. Dans le cas de l’Early Feeding, si nous donnons aux animaux des aliments sous formes de vermicelles, il faut qu’ils se tiennent, s’ils se transforment directement en farine dans les caisses, les canetons ne les mangeront pas. », précise Antoine Le Calvé, responsable nutrition chez Grimaud Frères.  Il faut donc un aliment ultra qualitatif pour qu’il y ait un véritable intérêt à l’Early Feeding. Que cela soit en vermicelles ou en miettes, la présentation de l’aliment est primordiale.

L’Early Feeding est principalement utilisé pour l’export, mais le gel de réhydratation peut aussi être donné dès la naissance pour des livraisons en France, l’été, en cas de forte chaleur. Cela se rapproche de l’Early Feeding sauf qu’on ne donne pas d’aliment aux canetons. La réhydratation des canards en amont permet une arrivée en élevage dans des conditions optimales.

Toujours à la recherche des bonnes pratiques pour faciliter le travail des éleveurs et améliorer la performance de leurs élevages, Grimaud Frères a adopté la technique de l’Early Feeding qui va incontestablement dans ce sens.

Vous avez des questions sur cette méthode ? Contactez-nous !

 

 

 

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Comment nourrir ses canards reproducteurs pour maximiser la viabilité des oeufs et la qualité des canetons ?

Comment nourrir ses canards reproducteurs pour maximiser la viabilité des oeufs et la qualité des canetons ?

Comment nourrir ses canards reproducteurs pour maximiser la viabilité des oeufs et la qualité des canetons ?

Réputée pour être d’excellentes pondeuses, les canes de Pékin sont particulièrement adaptées pour former un élevage de canards reproducteurs. Afin d’améliorer encore leur performance, une bonne nutrition est une condition indispensable à la production optimale d’œufs viables et de canetons de qualité.

L’alimentation des canards de Pékin se décline en plusieurs phases pendant leur parcours d’élevage, si toutes sont importantes, la phase de démarrage s’avère décisive. En effet, les trois premiers jours de leur vie vont conditionner tout leur potentiel de reproducteurs, il faut donc faire extrêmement attention à leur nutrition à ce stade précoce. Du fait de sa croissance extrêmement rapide, la vigilance doit être redoublée pour le canard de Pékin.

La phase de démarrage

L’aliment de démarrage, présenté en miettes pour une meilleure absorption, doit contenir des matières premières faciles à digérer. Au sein de Grimaud Frères, nos experts conseillent de leur donner une alimentation composée de nutriments et d’additifs très digestibles, notamment des minéraux chélatés qui sont plus aisés à assimiler par les canetons. Les chélates associent des oligo-éléments à des protéines, ce qui a le double intérêt de faire grimper le rendement d’absorption à 60 % et de limiter les rejets dans l’environnement. Cette alimentation de démarrage doit être conservée entre 8 et 10 jours, le temps que le caneton forge son système nerveux et commence sa croissance osseuse, puis on entre justement dans la phase de croissance. Un aliment sur lequel il ne faut pas hésiter à investir.

La phase de croissance

Lorsqu’on passe à la phase de croissance, la présentation de l’aliment change, on passe aux granulés, une forme adaptée au bec du canard qui facilite son ingestion. Les granulés évitent également une déconcentration des apports vitaminiques et oligominérales dans l’aliment sous forme de fine non consommée par les canetons. La nutrition lors de cette phase doit répondre aux besoins de constitution primaire des canards, c’est à ce moment-là qu’ils finissent de construire leurs systèmes nerveux et osseux, et qu’ils constituent leur masse musculaire. Attention le but n’est pas de les engraisser à outrance, un surplus de graisse aurait un effet anti-reproduction. L’aliment de croissance dure jusqu’à 8-10 semaines avant d’entamer la phase d’élevage.

La phase d’élevage

Le but de ce nouveau stade dans le parcours du canard de Pékin est d’entretenir le capital obtenu lors du démarrage et de la croissance, et de préparer les animaux à la reproduction. Les aliments fournis aux canards sont légèrement moins concentrés, l’idée est de renforcer encore le squelette des canes en leur fournissant le juste apport en calcium. Une reproductrice avec de bonnes réserves osseuses donnera ainsi des œufs avec des coquilles solides, ce qui va conditionner la qualité des futurs canetons. C’est à la fin de cette phase d’élevage que se construit le potentiel de la croissance de la grappe ovarienne de la cane et des testicules des canards, ce qui influera nécessairement les performances de reproduction à suivre.

Il faut également faire attention à ne pas s’écarter des objectifs de croissance. Le but est de donner le bon apport alimentaire en fonction des courbes de croissances, dans le cas contraire, la formation de la composition corporelle des canards de Pékin ne sera pas celle attendue. Une alimentation qui ne suit pas cette courbe peut avoir de lourdes conséquences sur un élevage. Cela peut se traduire par des carences provoquant des problèmes d’ossification qui vont ensuite se répercuter sur la qualité des coquilles au moment de la ponte. À l’inverse, des canes avec de l’embonpoint auront des difficultés à pondre, et des mâles trop gras présenteront des problèmes de fertilité. Dans tous les cas si l’alimentation des canards n’est pas qualitative, les éleveurs seront confrontés à une productivité d’œufs faiblarde et des soucis d’éclosabilité. Avec une nutrition adaptée, les experts de Grimaud Frères assurent qu’une femelle a le potentiel de produire 252 œufs et 206 cannetons, sur une période de ponte de 45 semaines.

La phase de ponte

Lorsque les canes entrent en période de ponte, leur alimentation est variable. Les besoins ne seront pas les mêmes en début et en fin de ponte.  Au départ, les canes ont encore des besoins en croissance, on va leur distribuer une alimentation plus riche en protéines et en apports énergétiques. En fin de ponte, on diminue l’apport de protéines et on augmente le calcium. Attention les mâles et les femelles étant mélangés, ils bénéficient de la même alimentation, il ne faut donc pas trop augmenter le calcium, cela pourrait nuire à la production de spermatozoïdes, et les canards pourraient perdre en fertilité.

Une alimentation pour des futurs canetons de qualité

Si une alimentation adaptée permet tout d’abord de répondre aux besoins physiologiques des canards reproducteurs, on va aussi chercher à transférer un maximum de nutriments jusqu’à l’œuf pour augmenter la viabilité et la qualité des canetons avant leurs naissance. En effet, le caneton va se nourrir du jaune de l’œuf, il faut donc maximiser la qualité des apports nutritionnels nécessaires et ne surtout pas négliger la qualité et la quantité des apports vitaminiques et des acides aminés. Chez Grimaud Frères nous préconisons notamment d’incorporer à l’aliment de la vitamine type HY-D directement assimilable par le foie, qui associée à des antioxydants de type canthaxantine améliorent l’éclosabilité, la qualité de l’embryon et donc du caneton. Il part ainsi avec de bonnes bases dès le départ !   

Avant tout il ne faut surtout oublier que le premier aliment essentiel à la vie de tout être vivant, et en particulier des canards, est l’eau et que la qualité de cette dernière est prépondérante.

L’action de l’alimentation d’un point de vue sanitaire

Afin de sécuriser la production au moment de la ponte, des additifs pourront être utilisés afin de réduire les flores pathogènes dans le tube digestif des parents et ainsi améliorer la qualité bactériologique des œufs, puis des canetons. En orientant la flore digestive, par l’abaissement du Ph du tube digestif avec des huiles essentielles et/ou des acides protégés, on réduit fortement la prolifération des bactéries de gram négatif type colibacilles, salmonelles et autres Pseudomonas, et le risque de transmission verticale ou croisée aux œufs est fortement diminué.

En complément pour limiter les risques de contaminations des élevages par l’aliment, il est possible d’utiliser des aliments traités thermiquement, c’est-à-dire chauffés pour détruire les potentielles salmonelles présentes dans les matières premières. Une manière de sécuriser l’alimentation des canards et de conditionner la qualité des poussins.   

La meilleure protection sanitaire réside avant tout dans la sélection des matières premières qui vont rentrer dans la fabrication de l’aliment. La bonne connaissance des valeurs nutritionnelles ainsi que la qualité fongique de ces dernières sont des éléments de base à la fabrication d’un bon aliment.

Adapter l’alimentation en fonction de son environnement

En fonction des pays, des régions et de leurs conditions climatiques, les manières d’alimenter son élevage de reproducteurs peuvent différer, il n’y a pas qu’une seule façon de faire. Il y a forcément des différences dans l’alimentation en fonction du climat, de l’environnement et des conditions d’élevage. Il faut donc savoir s’adapter aux besoins des canards au sein d’un environnement particulier. Les différences peuvent aussi venir des matières premières qui ne sont pas forcément les mêmes d’une région du monde à l’autre, comme le précise Robert Wehrlen, responsable productions parentales : « Chez Grimaud Frères, nous gardons l’esprit ouvert, il est toujours intéressant d’analyser différents procédés pour retirer le meilleur de ces derniers. ».  Au sein de notre groupe, nous avons un expert nutritionniste et toutes les compétences requises pour vous aider à adapter ces préconisations alimentaires quelles que soient vos conditions sur le terrain. En fonction des différentes phases décrites ci-dessus, Grimaud Frères a une vision des besoins de nos canards que nous mettons aux services de nos clients pour vous garantir la bonne performance de votre élevage.

 

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Comment se préparer à l’arrivée de canards Pekin dans son élevage ?

Comment se préparer à l’arrivée de canards Pekin dans son élevage ?

Comment se préparer à l’arrivée de canards Pekin dans son élevage ?

On dit que les 3 premiers jours de la vie d’un canard déterminent le reste de son existence. Contrairement au canard de Barbarie, le canard de Pékin a une croissance rapide. Il faut donc veiller à son bon développement, dès son arrivée dans l’élevage. Toutes les étapes décrites dans cet article, sont indispensables à la réussite d’un lot de canards Pékin.

Un grand nettoyage pour accueillir les canards de Pékin

Le nettoyage, c’est la première étape indispensable pour accueillir les canards de Pékin dans un environnement sain. Les éleveurs doivent décontaminer leur bâtiment et tout le matériel du microbisme du lot précédent.

Une désinfection dans les normes

Après ce grand nettoyage, les éleveurs doivent passer à l’étape de la désinfection. À l’aide de produits virucides, bactéricides, fongicides, les éleveurs vont éliminer les micro-organismes et les virus indésirables dans leur bâtiment. La dératisation clôture ce processus de désinfection. Ces deux premières étapes de nettoyage et désinfection, prennent généralement 2 à 3 semaines.

Un bâtiment bien séché et chauffé à 28°

Le vide sanitaire sert à assécher le bâtiment et instaurer des barrières sanitaires efficaces pour accueillir les canards de Pékin. Une bonne couche de paille de qualité est indispensable au confort des oiseaux. 28 degrés, c’est la température demandée pour offrir le confort nécessaire aux canetons récemment arrivés. Contrairement aux canards de Barbarie, ils sont plus nerveux et bougent donc davantage. Ils ont donc besoin d’un peu moins de chaleur, cependant il faut préchauffer suffisamment longtemps à l’avance pour réchauffer le bâtiment

Un équipement sur mesure

Avez-vous compté assez d’abreuvoirs et de mangeoires pour vos canetons ? Sont-ils placés à la bonne hauteur pour que vos canetons puissent s’hydrater et se nourrir correctement ? 1 abreuvoir et 1 mangeoire sont préconisés pour 50 canetons. Un point de chauffe, généralement un radiant, pour 250 canetons, est aussi nécessaire, pour reproduire la sensation de chaleur maternelle. Le confort du caneton garantie un caneton bien démarré, en bonne santé, qui pourra exprimer tout son potentiel.

Une eau de qualité en élevage

A ce stade, il est important de purger les canalisations d’eau et de continuer régulièrement pendant la présence des canetons. Les éleveurs doivent vérifier la qualité de l’eau en renouvelant des tests chaque année. Une chloration ou autre système de traitement est nécessaire si les résultats ne sont pas satisfaisants. Aussi, étant donné que le bâtiment est maintenu dans une température de 28°, il est important de renouveler régulièrement l’eau et la nourriture.

Une présence quasi à temps plein les premiers jours

Les 72 premières heures sont primordiales. Dès l’arrivée des canetons, l’éleveur doit passer le plus de temps possible avec les canetons, afin d’observer leurs habitudes et les faire bouger. Comme l’ossification se fait très rapidement chez les canards de Pékin, il est important de les contrôler et d’ajouter les bonnes vitamines pour renforcer les os. Grimaud Frères recommande un passage toutes les 2 heures le premier jour et puis d’espacer peu à peu les visites les jours suivants. Les Experts Grimaud Frères soulignent également l’intérêt d’asperger les canetons avec de l’eau pour les réhydrater rapidement en cas d’urgence.

Une alimentation adaptée

Leur nourriture doit être adaptée à leur jeune âge et les éleveurs doivent penser à remuer les miettes pour qu’elles restent appétantes. Je dirais plutôt que la qualité de présentation de cet aliment est primordiale

 

Vous êtes fin prêts à accueillir les canetons. Un accompagnement technique téléphonique et un guide préparatoire vous garantissent les meilleures conditions pour votre élevage.

 

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L’Ecobox : une innovation Bien-Être Animal signée Grimaud Frères

L’Ecobox : une innovation Bien-Être Animal signée Grimaud Frères

L’Ecobox : une innovation Bien-Être Animal signée Grimaud Frères

L’expertise Grimaud Frères dans une boîte

Les équipes Grimaud Frères de couvoirs, sanitaire, bien-être animal et logistique ont mis en commun toute leur expertise avec pour objectif la conception et l’utilisation d’une nouvelle boîte plus adaptée aux transports de animaux.

Cette nouvelle boite valide plusieurs axes d’améliorations :

  • Son ergonomie, pour faciliter la prise en main et diminuer la pénibilité de manutention des clients et des équipes.
  • Ses dimensions et son design, pour aller plus loin dans les normes bien-être animal et répondre aux recommandations européennes.
  • Un meilleur confort des oiseaux, éprouvés par plusieurs séries de tests en interne, pendant le transport et confirmés sur le terrain par l’étude de satisfaction clients.

 

Enjeux sociétaux et satisfaction clients

Dans un contexte où l’influenza aviaire est au cœur de l’actualité, la biosécurité est une préoccupation majeure pour l’élevage des palmipèdes.

L’Ecobox répond également à cet enjeu dont Grimaud Frères généralise une utilisation déjà mise en place dans la filière gras depuis le début de l’automne 2020.

Avec pour objectifs la satisfaction clients et une réponse adaptées aux attentes sociétales, les équipes Grimaud Frères ont développé ce conditionnement qui apporte un confort amélioré aux animaux quelles que soient les variations de températures liées aux changements de saisons.

Depuis le lancement de la boîte il y a plus d’un an, les retours clients très positifs soulignent notamment une qualité physique optimale des oiseaux livrés.

Élevage de canards et médecine douce

Élevage de canards et médecine douce

Élevage de canards et médecine douce

Aujourd’hui, de plus en plus d’éleveurs de canards ont recours à la médecine douce pour améliorer l’état de santé de leurs oiseaux. Les conditions d’élevage, les impacts sur l’environnement et le bien-être animal sont devenus en quelques années, les priorités des éleveurs mais aussi des consommateurs. Depuis 2011, la consommation de médicaments et l’achat d’antibiotiques ont été divisés par deux dans les élevages.

 

“Les antibiotiques, c’est pas automatique.”

Pourquoi cette allégation connue pour la santé des hommes, ne s’appliquerait-elle pas aux animaux d’élevages ?

Au cours du 20e siècle, les antibiotiques ont permis de faire reculer la mortalité associée aux maladies infectieuses. Mais, leur utilisation massive et répétée a fait apparaitre des bactéries résistantes à ces médicaments chez les humains comme chez les animaux.

Les éleveurs se tournent vers les médecines douces dans un souci global de démédication des élevages, poussés par la pression sociétale qui pèse sur l’agriculture et la réduction de l’utilisation des intrants chimiques. La volonté des consommateurs à manger mieux conduit les industriels à tenir des cahiers des charges qui incitent à l’utilisation moins systématique des médicaments et surtout des antibiotiques.

Aborder l’utilisation des médecines douces en élevage c’est replacer les équilibres naturels des animaux et de leur environnement au cœur des exploitations : une ration équilibrée, un stress limité et un confort dans le bâtiment (matériel en quantité suffisante) sont des prérequis. L’idée étant de permettre aux animaux de développer leurs défenses naturelles.

Pour une efficacité optimale, les médecines douces nécessitent de penser son système de production de manière globale et replace les fondamentaux au cœur du sujet : le soin apporté au vide sanitaire, le chauffage du bâtiment, la qualité de l’eau, la qualité des intrants, le renouvellement de la litière, la disponibilité du matériel, la surveillance des animaux et l’efficacité des interventions, … sont autant de leviers de performance interdépendants les uns des autres qui conduisent la performance du lot.

Huiles essentielles en curatif

Il est donc aujourd’hui possible de choisir entre l’utilisation d’un antibiotique ou d’une huile essentielle pour soigner les animaux. Par exemple, un mélange d’huiles essentielles à base de thym peut être administré aux volailles en cas de toux.

Des outils comme le Phytogramme permettent de tester l’activité inhibitrice d’un mélange d’HE et permet en routine de choisir la meilleure solution aromathérapique. Tout comme l’antibiogramme le fait avec les antibiotiques, cela détermine les huiles essentielles qui sont nécessaires à la remise en forme des oiseaux.

Huiles essentielles, probiotiques et autovaccins en préventif

Les éleveurs qui choisissent la médecine douce utilisent aussi des probiotiques pour entretenir et améliorer l’équilibre microbien intestinal et d’environnement des canards. Il existe aujourd’hui une large gamme de probiotiques pour orienter la flore et empêcher l’implantation de pathogènes.

Certains produits permettant de baisser le pH intestinal permettent aussi d’orienter une flore plus bénéfique à l’animal.

Les autovaccins peuvent aussi être des solutions efficaces pour protéger un lot d’animaux. Ces vaccins fabriqués à partir de bactéries reconnues pathogènes pour la production, sont injectées aux oiseaux en production : on observe alors une meilleure résistance sans réduire les défenses immunitaires des oiseaux.

La diffusion d’huiles essentielles est aussi utilisée par certains éleveurs en prévention ou pour améliorer les performances. On note par exemple l’huile essentielle de lavande qui réduit le stress des canetons pendant les premiers jours de vie. Moins de stress c’est une meilleure consommation d’eau et d’aliment, et plus d’exploration c’est un démarrage réussi.

Aujourd’hui et pour les années à venir, la tendance nous amène à une médication raisonnée qui inclut la médecine douce comme une base solide et un outil sur le long terme. L’utilisation des antibiotiques n’est pas à exclure d’un élevage c’est un outil puissant qu’il faut utiliser de façon raisonné. La médecine douce est totalement complémentaire de la médecine classique.

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