Les phases clés de l’incubation des oeufs de Pékin

Les phases clés de l’incubation des oeufs de Pékin

Les phases clés de l’incubation des oeufs de Pékin

Le canard Pékin est réputé pour sa facilité de conduite d’élevage. Chez Grimaud Frères, les responsables de production s’accordent à dire que la phase de démarrage des animaux est essentielle, puisque les 3 premiers jours de vie des canetons conditionnent le reste de leur croissance et de leur performance. Mais que se passe-t-il avant la phase de démarrage ? Quelles sont les pratiques adoptées par les sélectionneurs pour incuber les œufs et augmenter la viabilité des animaux ? Quelles sont les précautions prises ? Réponses par Stéphane Baudon, Responsable des couvoirs, dans cet article…

 

Mise en incubation

Le temps d’incubation varie d’une espèce à une autre, pour le Pékin la durée est de 28 jours. L’incubateur est la machine qui reproduit de manière mécanique et automatique, les conditions de couvaison de l’œuf et le mouvement de la cane: température à 37,6°, l’hygrométrie 65% et l’inclinaison à 45° sont les standards. Chez Grimaud Frères, nos investissements sont portés sur le matériel et les techniques qui reproduisent les cycles naturels des canes. Il faut une qualité physique et sanitaire d’œufs irréprochables pour garantir un bon développement du système sanguin. En plus des critères cités précédemment, le responsable du couvoir doit apporter une attention particulière à la stabilité de l’incubateur pour obtenir une bonne homogénéité et viabilité des canetons le jour de l’éclosion. Les aspects sanitaires, les flux des œufs et des personnes doivent être parfaitement maitrisés pour garantir une bonne qualité de canetons.

On doit adapter ces pratiques en fonction du matériel et des ressources techniques disponibles et des contraintes climatiques du pays dans lequel les œufs sont incubés.

 

Croissance embryonnaire endothermique

Pendant les 14 premiers jours d’incubation, la gestion de la ventilation et le besoin d’oxygène sont des indicateurs incontournables à contrôler.

À partir du 12ème jour, les œufs sont sortis de l’incubateur et sont placés sous une lumière composée de différentes variations, afin de vérifier leur fécondité. Seuls les œufs fertiles sont gardés, on appelle cette étape, le mirage. Elle n’est pas indispensable mais elle permet de gagner du temps à l’éclosion et de garder seulement les œufs viables.

 

Croissance embryonnaire exothermique

Sur les derniers jours d’incubation, l’arrosage des œufs permet d’évacuer les calories et aide à la déstructuration de la coquille de l’œuf. La qualité de l’eau est une priorité pour obtenir de bons résultats lors de cette opération. Lors de cette phase les besoins en oxygène sont croissant il est important d’amener de plus grande quantité d’air.

La perte de poids va s’effectuer tout au long du cycle, plus la date de l’éclosion approche, plus les œufs perdent de poids. Au total, les œufs vont perdre environ 12% de leur poids par rapport au premier jour d’incubation.

 

L’éclosion

Trois jours avant la fin du cycle de production, les œufs sont placés dans l’éclosoir. Le processus d’éclosion consiste au bêchage des canetons pour sortir de leur coquille et la mise en place de la respiration pulmonaire nécessaire à la vie des animaux en dehors de leur coquille. L’arrosage pratiqué dans la phase précédente est arrêté, et l’observation de l’homogénéité des bêchages et du taux de bêchage est alors au cœur de l’attention.

L’incubation est une étape incontournable entre la ponte des œufs et le démarrage des animaux en élevage. Toutes les précautions sont prises pour assurer une santé et une sécurité sanitaire. Les équipes des couvoirs sont formées à l’utilisation du matériel et conscients de leur rôle dans la réussite des incubations et à la viabilité des animaux.

A chaque étape du processus de sélection à la livraison des canetons, les équipes Grimaud Frères sont à l’œuvre pour assurer une qualité sanitaire irréprochable.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter !

 

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Nutrition canards : qu’est-ce que l'”Early Feeding” ?

Nutrition canards : qu’est-ce que l'”Early Feeding” ?

Nutrition canards : qu’est-ce que l'”Early Feeding” ?

Savez-vous à quoi correspond le concept d’ « Early Feeding » ? Sous ce terme anglais se cache une pratique nutritive précoce adaptée aux volailles, utilisée entre autres pour le canard Pékin par Grimaud Frères.  En quoi consiste précisément l’Early feeding ? Quelles en sont les bénéfices pour les animaux et les éleveurs ? Voici toutes les réponses à vos interrogations.

Le principe d’Early Feeding pourrait se résumer assez simplement, il s’agit de donner à manger et à boire aux canards dès leur sortie de l’œuf. Une pratique qui se rapproche du comportement naturel de toutes les volailles, notamment des canards Pékin, qui sont capables de manger tout de suite après l’éclosion. Même si ces-derniers ont des réserves grâce au jaune de l’œuf et pourraient tenir sans manger jusqu’à quatre jours, nourrir les canards dès la naissance permet de lancer le système digestif le plus tôt possible.

Faciliter la croissance des canetons

De nombreuses études américaines ont démontré qu’en impulsant sans attendre les facultés digestives des canetons, leur croissance était plus rapide. L’Early Feeding est donc une pratique bénéfique qui permet d’atteindre plus vite le bon poids avant l’abattage. Dans le cas des canards Pékin qui sont destinés au marché international, l’Early Feeding a l’avantage de leur donner des réserves plus que suffisantes en nourriture et en eau pour tenir le temps du voyage jusqu’au lieu de l’élevage. Le système digestif des animaux est donc lancé avant la phase de démarrage par les éleveurs, un gain de temps précieux. Evidemment cette technique n’est pas utile si l’éclosion a lieu le matin et que l’après-midi les animaux sont livrés chez l’éleveur où ils pourront être nourris.

Dans l’optique de simplifier la tâche des éleveurs et de leur apporter davantage de confort dans leur travail, l’Early Feeding est une excellente manière de réduire les différences de performance entre les élevages. En fonction des aléas que peuvent survenir sur un élevage et de la technicité des éleveurs, les résultats de production sont susceptibles de différer. Si la phase de démarrage ne se déroule par comme prévue, grâce à l’Early Feeding, le retard de croissance des canards sera fortement diminué.

Comment se déroule l’Early Feeding ?

Après le traitement des poussins, à partir du moment où ils sont mis en caisse dans un couvoir, il est possible de leur donner de l’aliment et du gel composé d’eau et de minéraux pour les réhydrater. Chez Grimaud Frères, les canards Pékin sont nourris tout de suite après l’éclosion et partent seulement le lendemain en direction de leur futur élevage. Si les quantités d’aliments donnés sont très faibles, en revanche ils sont plus couteux. Beaucoup plus concentré qu’un aliment de démarrage, l’aliment pour l’Early Feeding contient plus d’énergie, de protéines et de matières grasses.

 

 

« Dans notre métier de sélection nous avons une exigence supérieure sur la biosécurité ainsi que sur la qualité des aliments. Dans le cas de l’Early Feeding, si nous donnons aux animaux des aliments sous formes de vermicelles, il faut qu’ils se tiennent, s’ils se transforment directement en farine dans les caisses, les canetons ne les mangeront pas. », précise Antoine Le Calvé, responsable nutrition chez Grimaud Frères.  Il faut donc un aliment ultra qualitatif pour qu’il y ait un véritable intérêt à l’Early Feeding. Que cela soit en vermicelles ou en miettes, la présentation de l’aliment est primordiale.

L’Early Feeding est principalement utilisé pour l’export, mais le gel de réhydratation peut aussi être donné dès la naissance pour des livraisons en France, l’été, en cas de forte chaleur. Cela se rapproche de l’Early Feeding sauf qu’on ne donne pas d’aliment aux canetons. La réhydratation des canards en amont permet une arrivée en élevage dans des conditions optimales.

Toujours à la recherche des bonnes pratiques pour faciliter le travail des éleveurs et améliorer la performance de leurs élevages, Grimaud Frères a adopté la technique de l’Early Feeding qui va incontestablement dans ce sens.

Vous avez des questions sur cette méthode ? Contactez-nous !

 

 

 

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Comment nourrir ses canards reproducteurs pour maximiser la viabilité des oeufs et la qualité des canetons ?

Comment nourrir ses canards reproducteurs pour maximiser la viabilité des oeufs et la qualité des canetons ?

Comment nourrir ses canards reproducteurs pour maximiser la viabilité des oeufs et la qualité des canetons ?

Réputée pour être d’excellentes pondeuses, les canes de Pékin sont particulièrement adaptées pour former un élevage de canards reproducteurs. Afin d’améliorer encore leur performance, une bonne nutrition est une condition indispensable à la production optimale d’œufs viables et de canetons de qualité.

L’alimentation des canards de Pékin se décline en plusieurs phases pendant leur parcours d’élevage, si toutes sont importantes, la phase de démarrage s’avère décisive. En effet, les trois premiers jours de leur vie vont conditionner tout leur potentiel de reproducteurs, il faut donc faire extrêmement attention à leur nutrition à ce stade précoce. Du fait de sa croissance extrêmement rapide, la vigilance doit être redoublée pour le canard de Pékin.

La phase de démarrage

L’aliment de démarrage, présenté en miettes pour une meilleure absorption, doit contenir des matières premières faciles à digérer. Au sein de Grimaud Frères, nos experts conseillent de leur donner une alimentation composée de nutriments et d’additifs très digestibles, notamment des minéraux chélatés qui sont plus aisés à assimiler par les canetons. Les chélates associent des oligo-éléments à des protéines, ce qui a le double intérêt de faire grimper le rendement d’absorption à 60 % et de limiter les rejets dans l’environnement. Cette alimentation de démarrage doit être conservée entre 8 et 10 jours, le temps que le caneton forge son système nerveux et commence sa croissance osseuse, puis on entre justement dans la phase de croissance. Un aliment sur lequel il ne faut pas hésiter à investir.

La phase de croissance

Lorsqu’on passe à la phase de croissance, la présentation de l’aliment change, on passe aux granulés, une forme adaptée au bec du canard qui facilite son ingestion. Les granulés évitent également une déconcentration des apports vitaminiques et oligominérales dans l’aliment sous forme de fine non consommée par les canetons. La nutrition lors de cette phase doit répondre aux besoins de constitution primaire des canards, c’est à ce moment-là qu’ils finissent de construire leurs systèmes nerveux et osseux, et qu’ils constituent leur masse musculaire. Attention le but n’est pas de les engraisser à outrance, un surplus de graisse aurait un effet anti-reproduction. L’aliment de croissance dure jusqu’à 8-10 semaines avant d’entamer la phase d’élevage.

La phase d’élevage

Le but de ce nouveau stade dans le parcours du canard de Pékin est d’entretenir le capital obtenu lors du démarrage et de la croissance, et de préparer les animaux à la reproduction. Les aliments fournis aux canards sont légèrement moins concentrés, l’idée est de renforcer encore le squelette des canes en leur fournissant le juste apport en calcium. Une reproductrice avec de bonnes réserves osseuses donnera ainsi des œufs avec des coquilles solides, ce qui va conditionner la qualité des futurs canetons. C’est à la fin de cette phase d’élevage que se construit le potentiel de la croissance de la grappe ovarienne de la cane et des testicules des canards, ce qui influera nécessairement les performances de reproduction à suivre.

Il faut également faire attention à ne pas s’écarter des objectifs de croissance. Le but est de donner le bon apport alimentaire en fonction des courbes de croissances, dans le cas contraire, la formation de la composition corporelle des canards de Pékin ne sera pas celle attendue. Une alimentation qui ne suit pas cette courbe peut avoir de lourdes conséquences sur un élevage. Cela peut se traduire par des carences provoquant des problèmes d’ossification qui vont ensuite se répercuter sur la qualité des coquilles au moment de la ponte. À l’inverse, des canes avec de l’embonpoint auront des difficultés à pondre, et des mâles trop gras présenteront des problèmes de fertilité. Dans tous les cas si l’alimentation des canards n’est pas qualitative, les éleveurs seront confrontés à une productivité d’œufs faiblarde et des soucis d’éclosabilité. Avec une nutrition adaptée, les experts de Grimaud Frères assurent qu’une femelle a le potentiel de produire 252 œufs et 206 cannetons, sur une période de ponte de 45 semaines.

La phase de ponte

Lorsque les canes entrent en période de ponte, leur alimentation est variable. Les besoins ne seront pas les mêmes en début et en fin de ponte.  Au départ, les canes ont encore des besoins en croissance, on va leur distribuer une alimentation plus riche en protéines et en apports énergétiques. En fin de ponte, on diminue l’apport de protéines et on augmente le calcium. Attention les mâles et les femelles étant mélangés, ils bénéficient de la même alimentation, il ne faut donc pas trop augmenter le calcium, cela pourrait nuire à la production de spermatozoïdes, et les canards pourraient perdre en fertilité.

Une alimentation pour des futurs canetons de qualité

Si une alimentation adaptée permet tout d’abord de répondre aux besoins physiologiques des canards reproducteurs, on va aussi chercher à transférer un maximum de nutriments jusqu’à l’œuf pour augmenter la viabilité et la qualité des canetons avant leurs naissance. En effet, le caneton va se nourrir du jaune de l’œuf, il faut donc maximiser la qualité des apports nutritionnels nécessaires et ne surtout pas négliger la qualité et la quantité des apports vitaminiques et des acides aminés. Chez Grimaud Frères nous préconisons notamment d’incorporer à l’aliment de la vitamine type HY-D directement assimilable par le foie, qui associée à des antioxydants de type canthaxantine améliorent l’éclosabilité, la qualité de l’embryon et donc du caneton. Il part ainsi avec de bonnes bases dès le départ !   

Avant tout il ne faut surtout oublier que le premier aliment essentiel à la vie de tout être vivant, et en particulier des canards, est l’eau et que la qualité de cette dernière est prépondérante.

L’action de l’alimentation d’un point de vue sanitaire

Afin de sécuriser la production au moment de la ponte, des additifs pourront être utilisés afin de réduire les flores pathogènes dans le tube digestif des parents et ainsi améliorer la qualité bactériologique des œufs, puis des canetons. En orientant la flore digestive, par l’abaissement du Ph du tube digestif avec des huiles essentielles et/ou des acides protégés, on réduit fortement la prolifération des bactéries de gram négatif type colibacilles, salmonelles et autres Pseudomonas, et le risque de transmission verticale ou croisée aux œufs est fortement diminué.

En complément pour limiter les risques de contaminations des élevages par l’aliment, il est possible d’utiliser des aliments traités thermiquement, c’est-à-dire chauffés pour détruire les potentielles salmonelles présentes dans les matières premières. Une manière de sécuriser l’alimentation des canards et de conditionner la qualité des poussins.   

La meilleure protection sanitaire réside avant tout dans la sélection des matières premières qui vont rentrer dans la fabrication de l’aliment. La bonne connaissance des valeurs nutritionnelles ainsi que la qualité fongique de ces dernières sont des éléments de base à la fabrication d’un bon aliment.

Adapter l’alimentation en fonction de son environnement

En fonction des pays, des régions et de leurs conditions climatiques, les manières d’alimenter son élevage de reproducteurs peuvent différer, il n’y a pas qu’une seule façon de faire. Il y a forcément des différences dans l’alimentation en fonction du climat, de l’environnement et des conditions d’élevage. Il faut donc savoir s’adapter aux besoins des canards au sein d’un environnement particulier. Les différences peuvent aussi venir des matières premières qui ne sont pas forcément les mêmes d’une région du monde à l’autre, comme le précise Robert Wehrlen, responsable productions parentales : « Chez Grimaud Frères, nous gardons l’esprit ouvert, il est toujours intéressant d’analyser différents procédés pour retirer le meilleur de ces derniers. ».  Au sein de notre groupe, nous avons un expert nutritionniste et toutes les compétences requises pour vous aider à adapter ces préconisations alimentaires quelles que soient vos conditions sur le terrain. En fonction des différentes phases décrites ci-dessus, Grimaud Frères a une vision des besoins de nos canards que nous mettons aux services de nos clients pour vous garantir la bonne performance de votre élevage.

 

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